“Je ne sais pas encore quoi proposer, alors je ne fais rien.” C’est l’une des phrases qu’on entend le plus souvent chez celles qui veulent se lancer. Et pourtant, ce n’est pas la clarté qui précède l’action, c’est souvent l’action qui crée la clarté. Avec des exemples simples, des actions concrètes, et une logique pas-à-pas pour ne plus rester bloquée au point mort.
Il faut bien commencer quelque part, même quand on n’est pas sûre du chemin
Vous avez une idée, un début d’envie, une sensation que « ce métier n’est plus pour vous », que « vous aimeriez autre chose ». Mais rien n’est encore clair. Pas de cible définie, pas d’offre précise, pas même de certitude sur ce que vous allez vendre… Juste l’intuition que vous ne voulez plus continuer comme avant.
Dans ce flou, beaucoup restent immobiles. Parce que le doute est là. Parce que la clarté n’est pas encore venue. Parce qu’on a peur d’avancer « pour rien ».
Et pourtant… c’est en marchant que le chemin se dessine.
Ne pas avoir de vision claire n’est pas un défaut, c’est une étape
Beaucoup de porteuses de projet pensent qu’il faut avoir une idée précise, un plan bien ficelé et une stratégie en béton pour commencer. C’est faux. Dans l’immense majorité des parcours entrepreneuriaux, les choses se construisent par ajustements successifs. Celles qui réussissent ne sont pas celles qui ont tout prévu, ce sont celles qui ont osé commencer.
C’est en testant que vous clarifiez. Pas l’inverse.
Le piège de la planification parfaite
Quand on doute, on cherche à se rassurer. On veut tout comprendre avant d’agir. On lit, on se forme, on compare, on observe. On attend d’être « prête ». Le risque ? Rester bloquée dans une phase de préparation interminable.
Vous n’avez pas besoin de savoir exactement où vous allez pour commencer à avancer. Ce que vous avez besoin, c’est d’actions concrètes qui nourrissent votre compréhension et vous rapprochent de ce que vous voulez créer.
Trois types d’actions utiles même quand tout est flou
Pas besoin d’avoir un business model précis ou un plan marketing complet. Vous pouvez poser des petites actions utiles, dès aujourd’hui. Voici trois catégories d’actions qui peuvent faire une vraie différence.
1. Les actions exploratoires : comprendre votre terrain
Avant de vendre, il faut comprendre. Comprendre les besoins, les attentes, les blocages des personnes que vous pourriez aider. Même sans offre, même sans expertise affirmée.
Voici ce que vous pouvez faire :
- Interroger 3 personnes de votre entourage sur leurs besoins dans un domaine que vous explorez
- Repérer les questions qui reviennent dans les groupes Facebook ou forums de votre thématique
- Lire des témoignages, écouter des podcasts ou regarder des interviews d’indépendantes dans votre domaine
Le but : nourrir votre réflexion, sans pression de performance.
2. Les actions visibles : sortir du bois
Même si vous ne vous sentez pas encore « légitime », vous avez déjà des choses à dire. Vous pouvez raconter votre chemin, partager vos doutes, publier un extrait de ce que vous êtes en train de créer.
Voici des idées simples :
- Rédiger un post LinkedIn ou Instagram sur pourquoi vous envisagez une reconversion
- Mettre à jour votre bio pour refléter ce nouveau cap
- Publier une mini enquête pour tester des idées d’offres
Le but : tester la résonance, créer du lien, et vous habituer à parler de vous.
3. Les actions structurantes : poser les premières briques
Vous n’avez pas besoin de tout formaliser, mais vous pouvez commencer à construire une base de travail.
- Listez ce que vous savez faire (même si ça vous semble banal)
- Écrivez les thématiques qui vous attirent
- Réservez un créneau fixe dans votre agenda chaque semaine pour avancer
Ces actions n’ont peut-être pas l’air spectaculaires, mais elles créent un socle. Et ce socle, vous allez le faire évoluer en marchant.
Avancer sans se disperser : le principe des micro-actions hebdomadaires
Un des risques quand on est dans le flou, c’est la dispersion. On saute d’une idée à l’autre. On s’épuise à faire mille choses sans direction. Pour éviter cela, vous pouvez mettre en place un système très simple.
Chaque semaine :
- Choisissez une action exploratoire
- Choisissez une action visible
- Choisissez une action structurante
Pas plus. Pas besoin d’une to-do list de 20 lignes.
Par exemple, cette semaine :
- J’interviewe une ancienne collègue pour comprendre ses besoins en administratif (exploration)
- Je poste une phrase de mon carnet de bord sur Instagram (visibilité)
- Je crée un dossier sur mon ordinateur pour y centraliser mes idées d’offres (structuration)
Trois actions. C’est tout. Mais si vous faites ça chaque semaine, vous allez très loin.
L’action précède souvent la clarté
Ce qu’on entend souvent chez Formassista, c’est : “Je ne sais pas ce que je veux vendre exactement, alors je ne fais rien.”
Et nous répondons : “Fais quelque chose, et tu découvriras ce que tu veux vraiment vendre.”
Pourquoi ? Parce que le terrain vous renseigne mieux que la théorie. Parce que les retours des autres, vos ressentis, vos préférences réelles ne se révèlent que dans l’action.
C’est ce que nous montrons dans l’article « 100 jours pour se lancer » : il ne s’agit pas de tout prévoir, mais de faire les bonnes choses dans le bon ordre. Et surtout, de les faire petit à petit.
Vous n’avez pas besoin d’être certaine pour commencer
L’entrepreneuriat n’est pas une ligne droite. C’est une série de tests, de retours, de réajustements. C’est un processus vivant.
C’est ce que montre aussi l’article « Créer son activité, c’est comme cuisiner des pâtes » : on ne sait pas toujours ce qu’on prépare au début. Mais on apprend à faire avec les ingrédients qu’on a sous la main.
Quelques exemples d’actions à poser quand on ne sait pas par où commencer
| Objectif | Action simple | Ce que ça vous apporte |
| Comprendre un besoin | Interroger 3 personnes de votre entourage | Mieux cerner les attentes |
| Gagner en clarté | Écrire dans un carnet ce que vous aimez / savez faire | Repérer vos envies profondes |
| Créer de la visibilité | Publier un post qui raconte votre projet | Commencer à exister publiquement |
| Structurer | Réserver 1h fixe chaque semaine pour votre projet | Entrer dans une logique de constance |
| S’inspirer | Lire un article ou écouter un podcast sur l’entrepreneuriat | Alimenter votre motivation |
Ce que vous construisez, même dans le flou
En posant ces actions, vous ne créez pas seulement un projet.
Vous créez :
- Une capacité à passer à l’action même sans garantie de succès
- Un rapport plus doux à l’erreur, à l’essai, à l’évolution
- Une confiance en vous qui n’est plus basée sur la validation extérieure, mais sur votre propre engagement
Conclusion : Ce n’est pas grave de ne pas savoir exactement où on va, ce qui compte, c’est de se mettre en chemin.
Vous n’avez pas besoin d’un plan parfait pour commencer à construire. Vous avez besoin d’un pas, puis d’un autre. Vous avez besoin d’un système qui vous soutient, pas d’une pression de performance. Vous avez besoin de vous autoriser à chercher sans déjà avoir trouvé.
Et surtout : vous avez le droit de ne pas tout savoir.
Avancez.
Observez.
Ajustez.
Et recommencez.
C’est ainsi que se construisent les projets solides, ceux qui vous ressemblent vraiment.





