L’entrepreneuriat, c’est comme s’abonner à une salle de sport : la clé, c’est d’y retourner, même quand on n’en a pas envie

Table des matières

Vous avez commencé pleine d’élan, de motivation, de bonnes intentions. Comme lorsqu’on prend un abonnement à la salle : trois séances la première semaine… et plus rien le mois suivant. Manque de volonté ? Logique ? Pour construire une activité qui dure, il va falloir traverser une zone méconnue : celle où on installe de la régularité tout en étant dans le flou.

Le mythe du départ en fanfare

Quand on décide de se lancer dans l’entrepreneuriat, on ressent souvent un mélange grisant d’excitation, d’adrénaline et d’envie d’en découdre. Tout comme lorsqu’on s’abonne à une salle de sport en se jurant qu’on y ira trois fois par semaine. Les premières semaines sont dynamiques : on fait des listes, on crée un logo, on poste sur les réseaux sociaux, on se sent alignée.

Mais ensuite, vient le ralentissement.

Un rendez-vous annulé. Un post qui ne fait aucune vue. Une journée sans motivation. Puis une semaine. Et puis parfois, le silence. Celui de la stagnation. Celui du doute. Celui du fameux “à quoi bon”.

C’est là que commence la vraie aventure entrepreneuriale.

Pourquoi la métaphore de la salle de sport dit tout

Quand on va à la salle pour la première fois, on se sent motivée, on achète une jolie tenue, on suit une routine trouvée sur YouTube. Mais au bout de quelques semaines, la fatigue, la vie quotidienne et la perte d’élan viennent brouiller les pistes. Il faut alors trouver en soi une nouvelle énergie, pas celle de l’élan du début, mais celle de l’engagement.

L’entrepreneuriat, c’est exactement pareil. On ne construit pas une activité viable sur un coup de boost initial. On la construit sur une série d’actions imparfaites, tenues dans la durée, même quand l’enthousiasme s’est étiolé.

L’élan ne suffit pas. C’est la régularité qui transforme.

Ce que personne ne dit sur le doute

À ce stade, beaucoup pensent qu’elles ne sont “pas faites pour ça”. Parce qu’elles ne se sentent pas aussi motivées qu’au début. Parce que leurs actions n’ont pas encore donné de résultats visibles. Parce qu’elles n’ont pas encore trouvé “le bon créneau”.

Mais c’est là une erreur d’interprétation : Le doute n’est pas le signe que vous vous trompez. Le doute, c’est le signe que vous êtes en train de créer quelque chose dans l’inconnu.

Il existe une phase souvent invisible dans les témoignages d’entrepreneurs à succès : la vallée du doute. C’est une période où l’on avance sans certitude, où les résultats tardent à venir, où l’on remet tout en question. Ce n’est pas un bug. C’est une étape normale.

La vallée du doute : ce qu’on y trouve

  • Des peurs : “Et si ça ne marche pas ?”
  • Des comparaisons : “Les autres ont l’air d’y arriver mieux que moi.”
  • Des détours : “Et si je changeais d’idée ? De cible ? De service ?”
  • De la fatigue : “Je ne vois pas le bout.”

Et pourtant, chaque petite action posée dans cette vallée construit un chemin.

Même si ce chemin ne mène pas exactement là où vous pensiez aller, il vous rapproche d’une activité qui vous ressemble.

Le piège de vouloir la ligne droite

Dans l’imaginaire collectif, réussir, c’est avoir une vision claire et la suivre sans faillir. En réalité, la majorité des entrepreneurs réajustent, testent, se trompent, recommencent. Pas par manque de talent, mais parce que c’est comme ça qu’on apprend.

Vouloir “réussir du premier coup” empêche d’avancer. Il est bien plus sain d’adopter un état d’esprit de chercheuse :

“Je vais tester, observer, ajuster. Et recommencer.”

L’entrepreneuriat n’est pas une ligne droite, c’est un chemin qui se dessine en marchant.

Comment traverser la vallée du doute sans s’y perdre ?

1. Ancrer une routine d’action réaliste

Comme au sport, il ne sert à rien de viser des sommets trop ambitieux d’un coup. Mieux vaut faire moins, mais régulièrement.

Exemple :

  • Une action commerciale par jour : un message, un commentaire, une relance.
  • Un contenu par semaine, même simple : une story, un témoignage, une astuce.
  • Une analyse mensuelle de vos avancées : ce qui a marché, ce qui vous a plu.

Ce qui compte, c’est de créer du mouvement, même minime.

2. Se reconnecter au « pourquoi »

Les jours de doute, il est essentiel de se rappeler pourquoi vous avez commencé. Ce n’est pas juste une histoire de factures à payer. C’est souvent un besoin de liberté, de sens, de contribution, de reconnaissance.

Affichez votre “pourquoi” en grand. Relisez-le régulièrement.

3. Accepter que l’apprentissage est non linéaire

Parfois vous apprendrez en un jour ce que vous cherchiez depuis six mois. Parfois vous comprendrez en une phrase un retour client que vous n’avez pas entendu pendant dix conversations.

L’apprentissage n’est pas linéaire, mais chaque action compte. Même les erreurs.

4. Se faire accompagner

Sortir seule de la vallée du doute peut être long et épuisant. Trouver un groupe, une coach, une formation, un cercle de soutien permet de rester en mouvement même quand l’envie faiblit.

L’effet miroir, les retours, les encouragements : tout cela renforce votre capacité à avancer.

Ce qu’on ne voit pas… mais qui fait toute la différence

Ce qui transforme une envie floue en vraie activité, ce ne sont pas des idées brillantes, ni une énergie surhumaine. Ce sont :

  • Les dix messages envoyés, même sans réponse.
  • Les trois conversations difficiles que vous avez osé mener.
  • Les deux offres testées sans succès mais qui vous ont permis d’apprendre.
  • Les moments de silence où vous avez tenu bon.
  • Les pages noircies d’introspection, de doutes, de projections.

C’est dans l’invisible, le répétitif, l’ordinaire que naît l’extraordinaire.

Et si la sortie n’était pas là où vous pensiez ?

Peut-être que votre première idée ne sera pas la bonne, peut-être que votre premier client ne correspondra pas à votre cible rêvée, peut-être que votre offre évoluera… mais vous aurez traversé la vallée.

Et de l’autre côté, vous serez plus ancrée, plus lucide, plus confiante car vous aurez construit votre solidité intérieure, pas à pas.

Conclusion : La régularité est votre meilleure alliée

L’entrepreneuriat, comme le sport, n’a rien d’exceptionnel dans sa pratique quotidienne. C’est l’accumulation de petits gestes, répétés, imparfaits, parfois hésitants, qui fait la différence entre celles qui rêvent d’une activité… et celles qui la vivent.

Alors non, vous n’êtes pas “nulle” parce que vous doutez. Vous êtes exactement là où se construisent les vraies réussites.

Continuez. Même petit. Même lentement. Même dans le flou.

Et un jour, en relisant vos premiers pas, vous vous direz : “Heureusement que je n’ai pas abandonné.”

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