Combien de clients a une assistante indépendante ? Par quels canaux les trouve-t-elle ? Quelles difficultés rencontre-t-elle vraiment ? Jusqu’ici, personne ne pouvait répondre avec des chiffres : le métier n’apparaît dans aucune statistique officielle. Notre étude nationale 2026, menée auprès de 57 assistantes indépendantes en activité partout en France, apporte les premiers repères mesurés sur ce métier.
Si vous exercez déjà, vous vous êtes forcément posé la question : suis-je dans la norme, ou à côté ? Et si vous préparez votre lancement, vous naviguez entre des promesses brillantes sur Instagram et des forums décourageants, sans jamais savoir où se situe la réalité. C’est exactement pour combler ce vide que nous avons lancé cette enquête.
Dans cet article, vous trouverez la méthodologie complète de l’étude, quatre enseignements en accès libre, et le sommaire détaillé du document de synthèse. Si le métier vous attire mais que vous partez de zéro, commencez par notre guide comment devenir assistante indépendante : il pose le cadre général que cette étude vient chiffrer.
Pourquoi une étude nationale sur le métier d’assistante indépendante
Parce que ce métier est statistiquement invisible. Il n’existe ni code APE dédié, ni panel INSEE, ni observatoire de branche : chaque femme qui se lance le fait sans repère fiable, en s’appuyant sur des témoignages isolés ou sur ce que les réseaux sociaux veulent bien montrer.
Cette invisibilité a un coût réel. Comment fixer un tarif sans savoir ce que pratique le marché ? Comment choisir ses canaux de prospection sans savoir lesquels fonctionnent pour les autres ? Comment normaliser ses difficultés quand on ignore si elles sont partagées ?
Depuis 2020, nous formons et accompagnons les secrétaires et assistantes indépendantes chez Formassista. Nous avions l’intuition du terrain, transmise par nos formatrices qui exercent le métier au quotidien. Il nous manquait la mesure. En mai 2026, nous avons décidé de la produire, et de la partager.

Comment l’étude a été menée
L’enquête a été conduite en mai 2026 auprès de 57 assistantes indépendantes exerçant en France métropolitaine, toutes en activité au moment du questionnaire. Une vingtaine de questions couvraient six volets : les clients, les canaux d’acquisition, les prestations et modèles économiques, les difficultés rencontrées, les profils et parcours, le temps de travail.
Nous préférons l’annoncer nous-mêmes : 57 répondantes, ce n’est pas un sondage national représentatif au sens des grands instituts. C’est en revanche la photographie la plus large jamais publiée sur ce métier, réalisée auprès de femmes qui l’exercent réellement, et non déclarative sur des intentions. Chaque chiffre de l’étude est présenté avec son effectif exact, pour que vous puissiez juger par vous-même.
Le questionnaire ne s’arrêtait pas aux moyennes. Les réponses ont été croisées entre elles : ancienneté, statut, prestations, formats de contrat, tarifs. Ce sont ces croisements qui livrent les enseignements les plus utiles, et vous verrez plus bas pourquoi nous les réservons au document complet.

Quatre enseignements en accès libre
Voici quatre résultats de l’étude, publiés intégralement. Ils suffisent à corriger plusieurs idées reçues sur le métier d’assistante indépendante.
Un métier jeune en indépendance, mûr en expérience
67 % des répondantes exercent en indépendantes depuis moins de 4 ans. Mais 72 % avaient au moins 5 ans d’expérience salariée dans l’assistanat avant de se lancer. Autrement dit, le passage à l’indépendance ne se fait pas en rupture : il s’opère sur un socle professionnel déjà solide, souvent après plus de dix ans de métier.
Ce double chiffre change le récit habituel de la reconversion. Devenir assistante indépendante, ce n’est pas repartir de zéro : c’est déployer une compétence longuement éprouvée dans un cadre nouveau. Si vous hésitez à vous lancer par peur de l’illégitimité, ce résultat mérite d’être relu deux fois.
Près de deux tiers se sont lancées sans formation
63 % des répondantes ont démarré sans aucune formation spécifique : ni formation au métier, ni formation à la création d’entreprise. C’est probablement la donnée la plus marquante de toute l’étude. Presque deux tiers des assistantes indépendantes en activité ont navigué à vue lors de leur démarrage.
L’étude ne dit pas que ce choix condamne une activité, la preuve : elles exercent aujourd’hui. Elle documente en revanche ce que ce démarrage sans repères produit sur les tâtonnements des premières années, et le document de synthèse y consacre l’une de ses trois questions stratégiques finales.
Le bouche-à-oreille écrase tous les autres canaux
Le bouche-à-oreille est à la fois le premier canal d’acquisition réel (52 % des répondantes trouvent leurs clients par recommandation) et le canal jugé le plus efficace (46 %). Aucun autre canal n’approche ce niveau. Le plus surprenant : les réseaux sociaux, si présents dans les discours, ne représentent que 5 % de l’acquisition réelle. Et le site internet associé au référencement recueille zéro réponse sur l’efficacité perçue.
Vous passez des heures à vous demander quoi poster sur Instagram ? Ces chiffres invitent à regarder ailleurs : la recommandation d’une cliente satisfaite pèse plus lourd que des mois de publications. Nos stratégies de réseautage prolongent cette logique.
| Channel | Share of real acquisition (Q4, 42 responses) | Channel rated most effective (Q5, 57 responses) |
|---|---|---|
| Word of mouth / referral | 52% | 46% |
| Professional network (clubs, BNI…) | 12% | 16% |
| Direct prospecting | 12% | 14% |
| Matchmaking platforms | 7% | 7% |
| Social media | 5% | 11% |
| Directories / listings | 5% | 4% |
| Website / SEO | 2% | 0% |
Source : Formassista, Étude nationale sur le métier d’assistante indépendante, 2026.
Trois difficultés qui n’en font peut-être qu’une
Le trio de tête des difficultés est net : trouver et fidéliser des clients (63 %), dégager un revenu régulier et suffisant (54 %), se rendre visible (47 %). Loin derrière arrivent l’administratif ou la fixation des tarifs.
Regardez bien ces trois énoncés. Clients, revenu, visibilité : et s’ils décrivaient un seul et même problème vu sous trois angles ? L’étude développe cette lecture transversale, et elle bouscule la réponse réflexe « il faut prospecter davantage ».

Graphique : les 9 difficultés citées par les assistantes indépendantes, top 3 : trouver des clients 63 %, revenus 54 %, visibilité 47 %
La même étude ne se lit pas de la même façon selon votre situation. Trois cas de figure reviennent chez nos lectrices.
Vous y pensez, sans avoir encore décidé ? L’étude répond à la question qui précède toutes les autres : ce métier est-il viable, et pour quel profil ? Les volets profils et temps de travail montrent qui exerce réellement, avec quel parcours et quel quotidien, loin des vitrines des réseaux.
Vous préparez votre lancement ? L’étude vous donne des repères de positionnement mesurés : quelles prestations se vendent, sous quels formats de collaboration, dans quelle fourchette tarifaire. De quoi construire une offre sur des données, pas sur des impressions. Sur la partie revenus, notre analyse du revenu des assistantes indépendantes détaille déjà ce que l’étude révèle des tarifs pratiqués.
Vous exercez déjà ? L’étude sert de miroir : situez votre portefeuille, vos canaux, vos difficultés par rapport à vos consœurs. Les croisements du document complet montrent surtout quels choix distinguent celles qui facturent dans le haut de la fourchette.
| Your situation | The question the study sheds light on | The section to read first |
|---|---|---|
| I’m thinking about it | Is the profession viable, and for which profile? | Profiles and working hours |
| I’m preparing to launch | How should I position myself: offer, format, rate? | Services and business models |
| I’m already working in the field | Where do I stand, and what tips the rate? | Cross-analyses and perspective |
Ce que contient le document de synthèse (et que cet article ne dit pas)
Le document de synthèse (14 pages) livre l’intégralité des résultats : les tableaux complets des 20 questions avec leurs effectifs, les analyses croisées, trois lectures transversales du métier et trois questions stratégiques pour appliquer l’étude à votre propre situation.
Soyons transparents sur ce que nous gardons pour le document, et pourquoi. Les chiffres publiés dans cet article décrivent le paysage. Les croisements du document expliquent les écarts. Notre article sur le revenu des assistantes indépendantes en a donné un avant-goût : le format de contrat pèse plus sur le tarif que le diplôme ou l’ancienneté. La synthèse va beaucoup plus loin. Elle identifie un profil précis dont la quasi-totalité facture 35 € HT/h et plus, avec un écart de 50 points sur le reste de l’échantillon. Elle révèle la prestation au potentiel commercial le plus différenciant (ce n’est pas la plus pratiquée), les combinaisons prestation par format de contrat qui concentrent les tarifs élevés, et celles qui les détruisent.
Ce sont ces résultats-là qui transforment une lecture en décisions : quelle prestation développer, quel format de collaboration proposer, quel tarif défendre.
| Document section | The question asked | What you’ll find there |
|---|---|---|
| 1. Clients | Who are they, how many are there? | Nature of the client base, share of revenue, portfolio size |
| 2. Acquisition | Through which channels do clients arrive? | Actual use vs. perceived effectiveness, channel by channel |
| 3. Services and business models | What do they sell and how? | Services, formats, rates, flat fees, and the cross-analyses that tip the rate |
| 4. Difficulties | Where does it really get stuck? | The 9 quantified difficulties and an overall reading of them |
| 5. Profiles | Who practices this profession? | Seniority, status, diploma, career path, age |
| 6. Working hours | How many hours to make a living from it? | Share of non-billable time |
| Perspective | What now? | Three cross-cutting readings, three strategic questions |
Où se procurer l’étude nationale 2026
Le document de synthèse est disponible dans notre boutique Etude 2026 au tarif de rentrée de 29 €. À partir du 20 septembre, il passera à 49 €. Cette échéance n’est pas un artifice commercial : c’est notre prix de lancement, daté et annoncé, pour que les premières lectrices soient celles qui nous suivent déjà.
Pourquoi payant, d’ailleurs ? Parce qu’une étude indépendante a un coût : conception, collecte, analyse, rédaction. Le prix de ce document finance la reconduction de l’enquête, avec l’ambition d’un panel élargi à chaque édition. En l’achetant, vous ne payez pas un PDF : vous participez à doter ce métier des chiffres de référence qui lui manquent.
Get the study summary for €29 instead of €49 starting October 1, 2026
National study on independent assistants 2026
Download the summaryVous êtes journaliste, formatrice ou blogueuse ? Les courtes citations de l’étude sont autorisées avec la mention « Formassista, Étude nationale sur le métier d’assistante indépendante, 2026 ». Pour toute reproduction plus large, contactez-nous.

FAQ sur l’étude nationale 2026
Formassista, organisme de formation certifié Qualiopi dédié aux secrétaires et assistantes indépendantes depuis 2020. L’enquête a été menée en mai 2026 auprès de 57 assistantes en activité en France métropolitaine.
82 % des répondantes facturent entre 25 et 44 € HT de l’heure. Le revenu final dépend du volume facturable et des charges : notre article sur le revenu des assistantes indépendantes détaille le calcul complet.
14 pages : les résultats complets des 20 questions, les analyses croisées (tarifs, contrats, prestations, profils), trois lectures transversales du métier et trois questions stratégiques. Tarif : 29 € jusqu’au 20 septembre, 49 € ensuite.
Oui, les courtes citations sont autorisées avec la mention « Formassista, Étude nationale sur le métier d’assistante indépendante, 2026 », idéalement accompagnée d’un lien vers cette page.
Points à retenir
Bravo d’être arrivée jusqu’ici : vous en savez déjà plus sur ce métier que la plupart des contenus en ligne ne l’expliqueront jamais.
- Le métier d’assistante indépendante ne dispose d’aucune statistique officielle : notre étude nationale 2026 (57 répondantes en activité, mai 2026) apporte les premiers repères mesurés.
- Les assistantes indépendantes sont jeunes en indépendance (67 % depuis moins de 4 ans) mais expérimentées (72 % avec 5 ans et plus de salariat en assistanat).
- 63% launched with no specific training at all, neither in the profession nor in starting a business.
- Le bouche-à-oreille domine l’acquisition (52 % en usage réel, 46 % en efficacité perçue) ; les réseaux sociaux plafonnent à 5 % de l’acquisition réelle.
- • Les croisements qui expliquent les écarts de tarifs sont dans le document de synthèse : 29 € jusqu’au 20 septembre, 49 € ensuite.
Pour aller plus loin : le revenu des assistantes indépendantes, comment devenir assistante indépendante, et si des freins intérieurs vous retiennent encore, les 6 croyances qui freinent votre projet.
Et vous, lequel de ces chiffres vous surprend le plus ? Dites-le-nous en commentaire : vos réactions nourriront l’édition 2027 de l’étude.
The Formassista team
Qualiopi-certified training organization, dedicated to independent secretaries and assistants since 2020. Our trainers practice the profession themselves, every day.
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